Agression de trois militants du Parti de Gauche sur le marché du Kremlin-Bicêtre

Communiqué du Parti de Gauche Val de Marne 25 septembre 2016

Ce dimanche 25 septembre vers 11h30, quatre militant(e)s du Parti de Gauche ont été violemment pris à parti par deux commerçants du marché, qui n’appréciaient pas semble-t-il que ces militants soient présents pour échanger avec les Kremlinois et défendre les idées et valeurs aujourd’hui portées par la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

Des insultes et menaces ont été proférées, leur table a été renversée, et des violences plus graves encore n’ont été évitées que grâce à la fermeté et à la retenue des quatre militants, à l’intervention positive de passants que nous tenons à remercier. L’arrivée du placier n’a su maitriser que la violence physique des commerçants. Si nous pouvons comprendre l’exaspération de commerçants victimes de la situation économique catastrophique où des années de politique économique néolibérale nous ont plongés, rien ne saurait justifier un tel comportement.

Face à cette atteinte inadmissible à la liberté de chacun d’aller à la rencontre de ses concitoyens sur les lieux de passage que sont les marchés, les entrées de centres commerciaux, les stations de métro etc., le Parti de Gauche du Val-de-Marne ainsi que les militants du Kremlin-Bicêtre réaffirment aux Kremlinois que nous serons de nouveau présents parmi eux sur ce marché dès la semaine prochaine pour continuer à diffuser nos idées, échanger avec eux et ainsi faire vivre la démocratie.

Marie Tiphagne et Djamel Arrouche, co-secrétaires du Parti de Gauche du Val-de-Marne

Courriel : pg94@lepartidegauche.fr

Le PG au côté des travailleurs sociaux de l’asile pour un accès effectif à la demande d’asile

Ofpra

Ce matin, devant l’Ofpra de Fontenay-sous-Bois, les travailleurs sociaux de l’asile ont manifesté pour un accès effectif à la demande d’asile suite à la réforme du droit d’asile de novembre 2015 instaurant le Guichet Unique de Demande d’Asile (GUDA).

Prise de rendez-vous par téléphone, traitement informatique des dossiers, sous-effectif chronique des services chargés de les traiter, les travailleurs sociaux constatent que tout est fait empêcher les demandeurs de bénéficier d’une prise en charge normale et respectueuse de leurs droits.

Le Parti de Gauche du Val-de-Marne était à leur côté ainsi qu’Eric Coquerel, secrétaire nationale du Parti de Gauche. L’accès à la demande d’asile ne doit pas être synonyme d’injustice et de violence !

 

Le PG 94 soutien le blocage du MIN !

Ce matin dès 3h, le PG94 était présent à Rungis pour soutenir le blocage du Marché d’intérêt national.

PG MIN

Nous étions parmi les centaines de syndicalistes qui ont rendu possible cette cette opération coup de poing dans ce lieu symbolique de notre département

Lettre à Jean-Luc Laurent et Laurence Abeille, député-e-s du Val-de-Marne

Chère Laurence, cher Jean-Luc,

Hier, à deux signatures près, une motion de censure venant de la gauche aurait pu être déposée, ouvrant ainsi la possibilité de faire tomber le gouvernement par la gauche.
Nous saluons votre participation à cet évènement politique dont il ne faut pas minorer l’importance, même s’il n’a pas abouti.

Votre courage d’hier doit se traduire par votre vote aujourd’hui en faveur de la motion de censure déposée par la droite.
56 députés de gauche étaient prêts à voter pour la censure. 234 députés de droite s’y préparent. Cela fait 290 voix pour la censure. Or il en faut 288 pour adopter une motion de censure ! Si les députés de gauche engagés prennent leurs responsabilités en utilisant le vote pour la censure déposée par la droite, ils pourront bloquer la Loi El Khomri dès cette semaine !
Nous pouvons comprendre la difficulté de voter avec la droite.

Laurence, Jean-Luc, rappelez-vous qu’Hollande et Valls étaient prêts à voter avec la droite et l’extrême droite la déchéance de la nationalité. Une mesure d’extrême droite ! Ils n’ont pas à vous donner de leçonsurtout quand votre unique but est d’empêcher la destruction des acquis sociaux, et parce qu’ils sont responsables de toute la situation qui a conduit à ce vote. Car, ne l’oublions jamais, il s’agit de décider la fin de la hiérarchie de normes sociales sans débat et sans majorité parlementaire.

Laurence, Jean-Luc, prenez vos responsabilités : bloquez la Loi El Khomri

Non à l’adhésion du Territoire Paris Est Marne & Bois au Sédif !

Lors du Conseil de territoire du 3 mai 2016, une délibération visant à l’adhésion de notre territoire au Sédif doit être votée. Comme élu-e-s territoriaux du Parti de Gauche, nous nous y opposerons. Pour quelles raisons ?

Présentons d’abord les acteurs.

Qui est Véolia ?

Veolia est le leader mondial des services collectifs liés à l’environnement, nº1 mondial dans le domaine de l’eau et des opérateurs privés de transport public, et nº2 dans le domaine des déchets.

Mais Véolia est également et surtout une entreprise qui viole ostensiblement la loi Brottes en continuant à couper l’eau aux usagers. Et ce même si une décision du Conseil Constitutionnel, en confirmant l’interdiction des coupures d’eau pour impayés, aurait dû mettre fin à cette pratique, il n’en est rien. Jugez plutôt :
– a été condamnée par le tribunal d’instance de Puteaux le 15 janvier 2016 pour une réduction de débit d’eau illégale à Toulon.
– a été condamnée en référé le 18 mars 2016 pour lentillage, mais a tout de même a adressé à la victime un rappel de facture de 140,80 euros correspondant aux frais de « remise en eau ». La victime doit payer le rétablissement de l’eau, lequel a été formellement reconnu comme illégal par le Tribunal d’Avignon !!!! On croit rêver !!!
– à l’été 2015 à Sète, réduction de débit dans un immeuble accueillant dix familles, comprenant en leur sein une retraitée de 98 ans et un enfant de deux ans, particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs. Une réduction de débit dans un immeuble de deux étages n’est ni plus ni moins qu’une coupure, puisqu’un faible débit l’eau ne peut pas monter deux étages. 25 jours sans eau en pleine période de canicule !
– enfin, alors que le règlement de service du SEDIF précise bien que « dans l’attente de la mise en place du télé-relevé, pour les abonnements ordinaires, le compteur doit être relevé au moins une fois par an par le délégataire », une résidente de Bondy s’est vu réclamer en 2016 la somme de 1680 euros pour régularisation !

Mais c’est une entreprise qui est également mise en cause dans plusieurs affaires internationales :
– par exemple, Véolia, en charge du service d’eau et d’assainissement de la capitale roumaine Bucarest, se retrouve au coeur d’une affaire de corruption de grande ampleur. Des dirigeants de la filiale locale de Veolia, Apa Nova, ont été inculpés pour avoir versés des pots-de-vin pour plus de 12 M€ en échange d’une augmentation du prix de l’eau acquitté par les habitants de Bucarest, avec pour résultat une envolée des bénéfices de l’entreprise française. Parmi les personnes poursuivies, trois anciens directeurs généraux de la filiale, dont deux Français. Une plainte a également été déposée par des syndicats en France
– autre exemple, Veolia gère depuis 2002 les services publics de l’eau, de l’assainissement et de l’électricité dans l’agglomération de Tanger-Tétouan, via sa filiale Amendis. Elle est également présente, pour les mêmes services, dans l’agglomération de Rabat-Salé, à travers une autre filiale appelée Redal. Résultat : les hausses continues des prix de l’eau, et de l’assainissement ont provoqués plusieurs semaines de grèves en novembre 2015.

Enfin, c’est une entreprise qui fait preuve d’un cynisme hors du commun, son PDG ayant augmenté sa rémunération en 2015 de 9,32 % ce qui l’établit à 2,31 millions d’euros. Pour les salariés en revanche, c’est zéro depuis 2 ans. En se débarrassant de ces parasites qui coûtent une fortune aux citoyens et qui n’ont aucune utilité pour la bonne marche du service, nos factures d’eau en seraient ainsi soulagées.

Qu’est-ce que le SEDIF ?

Tout comme son délégataire, le SEDIF viole allègrement la loi.
En effet, son règlement indique que le délégataire est en droit de résilier l’abonnement en cas d’impayé, ce qui est contraire à la loi Brottes qui dispose que «Les distributeurs d’eau ne peuvent procéder, dans une résidence principale, à l’interruption, y compris par résiliation de contrat, pour non-paiement des factures, de la fourniture d’eau aux personnes ou familles.»
Mais ce n’est pas tout ! Le règlement dispose que si un maire demandait le maintien ou le rétablissement de l’eau coupée, c’est la commune qui devrait les factures impayées !

Le retour en régie publique est donc nécessaire.

Pourquoi ?
– Parce qu’en termes de prix du m3 ou de fuite des canalisations, les régies sont très largement plus performantes que le privé. En effet, selon une étude publiée en mars 2014 par la fondation France Libertés, 1300 milliards de litres d’eau ont été perdus en France chaque année à cause d’un mauvais entretien. Soit en moyenne 20 % à 25 % de la consommation totale. Or les régies municipales se trouvent parmi les meilleures élèves, celles qui ont un très faible pourcentage de pertes, à l’image de Paris (8,3%).
– Parce que l’eau ne doit et ne peut être traitée comme une marchandise. Elle est un bien commun qui a une toute autre valeur que son coût de traitement ou même son prix.
– Parce que sa municipalisation est un moyen de faire de l’éducation populaire sur la question de la ressource en eau, de sensibiliser et de mobiliser les usagers pour que l’eau redevienne une source de lien social, et de responsabilité citoyenne devant les grands enjeux écologiques.

D’ailleurs, cette tendance à la remunicipalisation est à la hausse puisque près de 300 villes de couleurs politiques aussi différentes telles que Nice, Montpellier, Saint-Pierre-des-Corps, Troyes ou Brest, ont fait ce choix.

Les territoires qui composent la Métropole ne doivent pas rester à l’écart de cette tendance à la de remunicipalisation.

Ils peuvent décider de se constituer en régie. La métropole de Nice dirigée par Christian Estrosi a bien réussi à trouver un consensus, pourquoi pas nous ? Eau de Paris serait dans ce cas un partenaire potentiel. On vous dira que le SEDIF est plus efficace et plus performant. Or Eau de Paris propose une eau d’aussi bonne qualité pour un prix inférieur de 30 % à celle fournie par le SEDIF.

La loi NOTRe pose comme date limite celle du 31 décembre 2017 pour prendre la décision du mode de gestion que le territoire souhaite, c’est-à-dire soit déléguer à Véolia par l’entremise du Sédif, soit gérer en régie publique. ! Rien ne presse ! Prenons le temps du débat citoyen !

Développer l’eau gérée de façon citoyenne et écologique dans notre territoire, c’est possible mais c’est maintenant !

Non à l’adhésion du territoire Paris Est Marne & Bois au Sédif !

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Lors de la prochaine réunion du comité de territoire Paris Est Marne & Bois du 3 mai 2016, nous serons amenés à nous prononcer sur l’adhésion de notre territoire au Sédif.

Pour les élu-e-s territoriaux du Parti de Gauche, ce point fera bien évidemment l’objet d’une vive opposition.

En effet, nous regrettons tout d’abord que cette décision soit mise en délibération dès aujourd’hui, sans que le débat n’ait jamais eu lieu au sein du territoire et entre ses élu-e-s.

Rien ne presse !
La loi NOTRe pose comme date limite celle du 31 décembre 2017 pour prendre la décision du mode de gestion que le territoire souhaite, c’est-à-dire soit déléguer à Véolia par l’entremise du Sédif, soit gérer en régie publique. !
Pourquoi une telle urgence alors qu’il n’y a aucune menace sur la continuité du service public de l’eau !
Cette soudaine célérité n’est en fait qu’un déni de démocratie de plus dans ce territoire et un refus de porter le débat au niveau citoyen ! Nous demanderons le report de la délibération.

Nous regrettons ensuite le choix du mode de gestion en délégation de service public. L’eau n’est pas une marchandise !
Ce bien vital ne peut être mis entre les mains d‘entreprise telles que Véolia, qui continue à pratiquer les coupures d’eau alors qu’elles sont illégales, qui continue à pratiquer ce qu’on appelle le «lentillage», c’est-dire la réduction de débit, pourtant interdit par la jurisprudence, et qui est mise en cause dans diverses affaires de corruption au Maroc ou en Roumanie.
De plus, le prix de l’eau géré par le Sédif est 30 % plus cher que celui géré par la régie publique Eau de Paris, et ceci à qualité égale !

Nous demanderons donc l’adhésion à la régie publique Eau de Paris, qui gère déjà l’eau des parisiens.

Nous appelons tous les usagers à interpeler leurs élu-e-s territoriaux sur cette question, à exiger le report de cette délibération afin d’avoir un débat démocratique et citoyen et à venir le dire lors du Conseil de territoire du 3 mai 2016 à 18h.

Delphine Fenasse : 06.83.31.32.10
François Cocq : 06.87.57.66.21

A Champigny, la géothermie conforte son retour dans le giron public

Par François Cocq, Président de l’EPCG
Adjoint-au-maire de Champigny-sur-Marne

François Cocq

Le conseil d’administration de l’établissement public campinois de géothermie (EPCG) qui s’est tenu jeudi 18 février 2016 a acté la fin de la délégation de service public (DSP) à l’échéance de celle-ci au 31 août 2016 et la reprise en main, en régie, de la gestion du réseau par la puissance publique.

En 2011, Champigny-sur-Marne avait en effet créé l’EPCG pour gérer le réseau de chaleur de  près de 7200  logements situé à cheval sur les villes de Champigny-sur-Marne (quartiers des Mordacs et du Bois-l’Abbé) et de Chennevières-sur-Marne. La DSP alors en cours avait à l’époque dû être poursuivie.

A compter du 1er septembre 2016, ce sera désormais l’EPCG qui reprendra à son compte la gestion directe de ce réseau de chaleur en récupérant notamment la fourniture d’énergie électrique, une part de l’entretien de la centrale et, surtout, la gestion des abonnements et la facturation aux usagers. Un contrat d’exploitation sera lancé pour assurer les aspects industriels.

Il y a 30 ans, la création du réseau de chaleur de Champigny, dans le haut de la ville, était déjà le fruit d’un engagement public volontariste. Depuis, cette démarche a prouvé son efficacité écologique et sociale : ce sont ainsi 16 200 tonnes de CO2 qui sont économisées chaque année (équivalent de 11 500 véhicules) avec un prix de l’énergie défiant toute concurrence à 50€ du MWh.

Fort de cette expérience, l’EPCG prolonge ainsi la réappropriation du bien commun par la puissance publique, en reprenant réellement à son compte la gestion du réseau existant mais aussi en s’engageant pleinement vers la construction d’un second réseau de chaleur avec un nouveau puits de géothermie sur le bas de la ville (quartiers Stalingrad et de la future gare du centre). Là encore, la modernité sera que celui-ci sera 100% public et répondra donc au plus près à l’intérêt des usagers (rapport qualité/prix), sans que l’argent des usagers et de la ville ne soit dilapidé pour rétribuer les actionnaires.

Le T 10, un territoire déjà en eaux troubles

Fait du Prince, la deuxième séance du T-10 « Paris Est Marne et Bois » a vu l’annonce  des délégations aux 12 hommes maires et vice-présidents.

L’attribution de la délégation « eau » à Christian Cambon est une provocation. On se souvient qu’il y a tout juste un an, le sénateur Cambon avait déposé un amendement visant à contourner la loi Brottes et à  autoriser les coupures d’eau pour les plus démunis. Le Parti de Gauche s’était alors mobilisé pour crier un grand NON à cet amendement, qui n’a finalement pas été adopté.

Alors même que la compétence « eau » est désormais du ressort des territoires et que Paris Est Marne et Bois devra dans les prochains mois se prononcer sur son mode de gestion, confier cette délégation au sénateur-maire-conseiller métropolitain-vice président du territoire Cambon qui est par ailleurs 1er vice président du Sedif est une manière insidieuse de contourner le nécessaire débat citoyen qui devrait avoir lieu sur ces questions pour le trancher en amont.

Face à cette collusion d’intérêts et cet entre-soi qui se met en place dès l’installation de ce nouveau territoire, le Parti de Gauche se tient d’ores et déjà prêt à mener cette bataille du retour de l’eau en gestion publique.

François Cocq et Delphine Fenasse, conseillers territoriaux au T-10 Paris Est Marne et Bois

Contacts :
– François Cocq : 06-87-57-66-21 / www.cocq.wordpress.com
– Delphine Fenasse : 06-83-31-32-10 / delphine.fenasse@fontenay-sous-bois.fr

Communiqué de presse du Parti de Gauche 94 suite aux propos racistes, islamophobes et homophobes tagués sur les murs d’un centre de loisirs de Fontenay-sous-Bois

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Des évènements d’une extrême gravité se déroulent depuis quelques mois dans un centre de loisirs de Fontenay-sous- Bois. Des propos racistes, islamophobes et homophobes sont tagués sur les murs. Plusieurs plaintes ont été d’ailleurs déposées au commissariat de Fontenay-sous-Bois.

Le Parti de Gauche du Val-de-Marne, et Delphine Fenasse, élue aux activités périscolaire dans cette commune, dénoncent ces actes inadmissibles !

Ils soutiennent sans aucune réserve les personnels visés par ces propos dignes d’un autre âge et ce tiennent à leur disposition pour toute action qu’ils décideront de mener.

Plus que jamais, il est nécessaire de réaffirmer les valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance face à l’obscurantisme rampant.

Contacts : pg94@lepartidegauche.fr

Pour affronter le capitalisme financier, les nations sont le cœur de la solution.

L’Europe n’est pas malade de ses nations. Elle malade du capitalisme financier. Des questions telles que la monnaie, l’indépendance de la banque centrale, la dette publique, la libre-circulation des capitaux et le libre-échange sont centrales. Et l’interdiction de l’harmonisation sociale et fiscale. Ces éléments sont l’identité réelle de l’Union européenne depuis le traité de Lisbonne et le traité budgétaire. Ce sont eux qui font de l’UE le paradis du capital financier aujourd’hui. Ce sont donc eux qui étaient au cœur du sommet du plan B tenu à Paris les 23 et 24 janvier dernier.

Pour affronter le capitalisme financier, les traités européens sont un problème, pas les nations. Au contraire, elles sont le cœur de la solution. Pourquoi ? Parce que le capitalisme de notre temps cherche à éviter toute régulation, tout contrôle. L’exemple le plus avancé de cette logique est la volonté de soustraire les multinationales à la justice étatique en généralisant des tribunaux privés d’arbitrage dans le cadre du projet d’accord UE-États-Unis. L’ennemi du capitalisme financier, c’est donc la démocratie et la souveraineté du peuple, sources de toute norme juridique. Or aujourd’hui, démocratie et souveraineté populaire n’existent que dans le cadre national, même si c’est bien imparfaitement comme on le voit en France dans la monarchie présidentielle.

La nation est un atout dans ce bras de fer. La preuve ? Ce n’est pas par de vaines lamentations que changeront les règles européennes. Elles sont établies par des traités. Les traités sont signés par des États et personne d’autre. Seul le rapport de force entre nations peut donc faire changer ces traités. La France, par son histoire, sa taille, son poids économique et démographique, a une carte maîtresse à jouer en Europe. Que Nicolas Sarkozy puis François Hollande aient étouffé la voix du peuple français ne change rien à la réalité : on ne peut pas faire l’euro ni l’Europe sans nous. Le rapport de force national est central et notamment celui envers le gouvernement allemand. La France n’aurait pas pu être écrasée comme l’a été la Grèce sans que l’UE n’implose. Le dire, ce n’est pas tant dénoncer l’audace du gouvernement de coalition de la droite et du PS en Allemagne. C’est au contraire montrer ce que coûte à l’Europe la dérobade de la France quand elle ne défend pas ses intérêts.

L’année 2017 sera une année clé en Europe. La France et l’Allemagne voteront dans des élections gouvernementales. La Commission européenne et les Cinq présidents de l’Union européenne prévoient la rédaction d’un nouveau traité européen cette année-là, pour parachever l’union économique et monétaire européenne. Les candidats à l’élection présidentielle devront donc être clairs sur l’enjeu européen. Ne serait-ce que pour éviter la répétition des hold-up de 2007 et 2012 voyant un président faire le contraire de ce qu’il avait promis en tant que candidat et imposer un traité européen sans référendum.

Nous n’acceptons pas les traités européens. Nous voulons appliquer notre programme de relance de l’activité, de planification écologique, de partage des richesses, de relocalisations des productions. Les traités européens l’interdisent et l’empêchent ! Nous devons donc sortir de ces traités. Comment ? Cela dépendra des autres États. Notre plan A prévoit de désobéir pour obtenir une refondation générale des règles européennes.
Mais comme nous sommes des gens prévoyants et que nous n’avons plus aucune illusion sur l’Union européenne, nous préparons donc un plan B au cas où notre proposition de renégociation loyale serait refusée.
Nous ne renoncerons ni à notre programme ni à la souveraineté du peuple français pour rester dans l’euro. Et nous savons que les plus belles coopérations scientifiques (CERN, Arianespace), industrielles (Airbus) se sont construites avant l’euro et hors de l’Union européenne. Nous avons la certitude que rien ni personne ne pourrait résister à une demande française.
Parce qu’il n’y a pas d’Europe sans la France. Et encore moins contre elle.

A l’horreur opposons la force de la République

La France vient d’être de nouveau victime d’attaques terroristes abominables.

Ce matin comme tout le pays nous sommes en deuil.
Nous pensons à toutes les victimes de ces lâches et sommes solidaires de leurs proches. Nous saluons les forces de police et d’armée, les pompiers, les services de secours et de santé qui agissent depuis hier soir sans relâche et la solidarité très forte qui s’est spontanément manifestée.

Viendra le temps des analyses et des solutions à proposer.

Ce jour, par respect pour les victimes et nos concitoyens, ce n’est pas le moment d’en dire plus.

Comme en janvier dernier, réaffirmons à ces misérables fascistes que la France ne leur fera le cadeau ni de céder à la peur ni de renier ses principes.

Ils s’attaquent à la République, opposons-leur la Liberté, l’Egalité et la Fraternité

COP 21 : négociations internationales et actions citoyennes

UPEDD

Par Marie Tiphagne, co-secrétaire du Parti de gauche 94

Je me suis penchée ce soir avec l’assistance de l’Université de l’eau et du développement durable sur la question « COP 21 : négociations internationales et actions citoyennes ».

Quand on sait que cette grande discussion entre gens de bonne compagnie est (très) largement financée par de grands groupes peu connus pour leur sens du long terme et du bien commun, peu en pointe dans la prospective et le soutien aux économies d’énergie et aux énergies du futur, mais plutôt actifs dans la course au profit à tout crin, on se dit qu’il vaudrait peut-être mieux préférer le second terme de la phrase.

Il semble qu’en marge de l’espace de négociation soit prévu une sorte de village citoyen dont je ne connais pas encore les heureux participants. Et si cet espace, sachant s’organiser comme les Parisiennes qui ont marché sur Versailles un beau matin d’octobre 1789, se décidait à mettre la pression sur les négociateurs pour obtenir de réelles avancées ?

On peut rêver. Non, on doit rêver. Sinon vie serait décidément bien désespérante.

Actes de vandalisme à Villejuif : soutien au Parti communiste

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Le Parti de Gauche était présent ce dimanche matin 18 octobre au rassemblement qui était organisé sur le Parvis Georges-Marchais de Villejuif en réaction à la présence annoncée de militants du Front national.

Ses militants ont appris et constaté à cette occasion que les locaux de la section du Parti communiste de Villejuif avaient été vandalisés pendant la nuit par des personnes qui ont signé leurs actes au nom du GUD (Groupe Union Défense).

Le Parti de Gauche porte un programme qui défend la liberté d’expression et le pluralisme démocratique et qui s’oppose à toutes les formes de violence politique.

Il condamne fermement les actes commis au « 21 » et apporte son soutien fraternel au Parti communiste et à ses militants.

Le 18 octobre 2015,

Marie Tiphagne et Djamel Arrouche, co-secrétaires du Parti de Gauche du Val-de-Marne.
Contacts : pg94@lepartidegauche.fr

LE FDG proteste contre les déclarations de Dominique Reynié

Le Front de Gauche réaffirme la primauté de son engagement total pour l’émancipation, contre le racisme et l’antisémisme, toutes les formes d’atteintes à la dignité humaine: pour la liberté, l’égalité et la laïcité!

Nous protestons énergiquement contre les propos de Dominique Réynié ce matin sur les antennes de France Inter quand il assimile les sympathisants FDG à l’un des trois principaux foyers de l’antisémitisme dans le pays. Ce n’est pas la première fois que se basant sur les travaux pourtant contestés de sa propre fondation pour l’innovation politique, Dominique Reyné tente de dénaturer et détourner le sens de nos prises de position et de notre combat politique. Ce matin ces propos sonnent comme une insulte de plus, et nous ne pouvons que déplorer le fait la plus grande matinale radio du pays, celle de France Inter lui ai laissé le loisir de les déverser sans même remettre en cause leur valeur « objective ».

Nous condamnons l’accusation ad hominem portée contre celui qui a été notre candidat lors de la Présidentielle de 2012, Jean Luc Mélenchon sous prétexte d’une déclaration politique sur Pierre Moscovici: elle apparait comme une manipulation politique indigne et dangereuse au moment même où la lutte contre l’antisémitisme apparaît essentielle pour le vivre ensemble en France comme en Europe.

Nous demandons officiellement à France Inter un droit de réponse à la même heure et d’une durée équivalente.

A Alfortville, la privatisation de l’école publique est en marche

Luc Carvounas est bien le dépeceur du bien public !
Le sénateur-maire vient d’engager les écoles d’Alfortville dans la faille béante que la réforme Vincent Peillon avait ouverte : à Alfortville, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, les activités périscolaires seront sous-traitées !

Cette externalisation n’est rien moins qu’une privatisation déguisée de l’école.
En lançant un marché public dont l’édile évoque étonnamment le lauréat avant même qu’il ait été ouvert, Luc Carvounas désengage la puissance publique de l’accueil des enfants sur le temps périscolaire. Demain, dans le monde selon Carvounas, le privé pourra très bien supplanter l’associatif qui a lui-même supplanté le public pour prendre en charge les enfants. Quand on voit la porosité induite par la réforme Peillon entre le temps scolaire et le temps périscolaire, les apprentis sorciers solfériniens s’apprêtent à vendre l’école publique à la découpe.

Pour le Parti de Gauche du Val-de-Marne, la réforme Peillon, pour nécessaire qu’elle soit, doit être abrogée car elle contient les germes qui permettront de fracasser le cadre républicain comme l’y a encore invité le Président de la République lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Luc Carvounas, en se réfugiant derrière la contrainte financière qui l’empêcherait de mettre en œuvre la réforme des rythmes à travers le service public, vient d’en donner scandaleusement la preuve.

Le 23 mars prochain, le refus de la privatisation de l’école par Luc Carvounas s’exprimera à Alfortville avec le bulletin de vote de la liste « Osons l’autre gauche » conduite par Nathalie Levallois.

Fait à Limeil-Brévannes, le 15 janvier 2015

Delphine Fenasse et Sébastien Baudouin, Co-secrétaires du Parti de Gauche du Val-de-Marne
pg94@lepartidegauche.fr

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